Réunis dans un GT, les partenaires de l'ONPE ont arrêté une définition commune du phénomène.
Après deux années de travaux, l’Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE) franchit une étape clé. Réunis le 20 mars 2025, ses partenaires ont acté une définition opérationnelle de la « précarité énergétique d’été », afin de mieux caractériser les situations de vulnérabilité face aux fortes chaleurs.
Ce travail s’appuie notamment sur les résultats d’une étude approfondie conduite par le bureau d’études Auxilia, publiée en décembre 2024, qui a permis d’objectiver le phénomène et d’en structurer les principaux déterminants (étude disponible en bas de la page)
Plusieurs pistes ont été discutées, allant du maintien de la définition légale existante à l’adoption d’approches inspirées de travaux européens. Le groupe de travail a finalement privilégié une définition spécifique, estimant que les réalités estivales nécessitent un cadre distinct de celles de l’hiver.
La définition retenue est la suivante :
« Incapacité de maintenir le logement à une température adéquate pendant les mois les plus chauds en raison d’une combinaison de facteurs : bâtiment mal isolé, vulnérabilités socio-démographiques, aménagement de l’environnement urbain (phénomène d’îlots de chaleur), faible revenu et/ou absence d’équipement de rafraichissement. »

Ce choix, soutenu par une majorité des partenaires permet de mieux rendre compte des spécificités de la précarité liée à la chaleur, en intégrant à la fois les caractéristiques du logement, les conditions sociales et l’environnement urbain.
Les échanges ont également conduit à distinguer explicitement la précarité énergétique d’été de celle d’hiver, tout en reconnaissant que ces situations peuvent se cumuler pour certains ménages. Le terme « précarité énergétique d’été » a, lui, fait consensus.
En parallèle, plusieurs indicateurs ont été identifiés pour suivre le phénomène : degrés-heures de surchauffe, taux d’équipement en climatisation, fréquence des vagues de chaleur ou encore indicateurs sanitaires.
Cette définition a intégré le tableau de bord 2025 de l’ONPE, marquant une avancée importante dans la reconnaissance institutionnelle des effets de la chaleur sur les conditions de vie.
Précarité énergétique et excès de chaleur 2024
Cette étude d'Auxilia sur les liens entre « la précarité énergétique et excès de chaleur » vise à caractériser les facteurs de vulnérabilité aux fortes chaleurs, notamment pour les publics les plus précaires, et à apporter des éclairages permettant de définir la notion de précarité énergétique d'été, et les indicateurs de suivi les plus adaptés pour assurer le suivi du phénomène à l'Observatoire national de la précarité énergétique.
Consulter l'étude